photo à Lyon
Apprivoiser l'éclairage Rembrandt au flash déporté.
Tu trouveras ci-dessous le récapitulatif complet de notre session Éclairage portrait en studio.
Tous les points abordés — réglages, placements, types d’éclairage, diagnostics — sont rassemblés ici pour
que tu puisses y revenir librement entre deux pratiques. Garde-le de côté : c’est ta feuille de route pour
reproduire et affiner ce qu’on a travaillé ensemble.
01. PROGRAMME
Déroulé de la session.
La session s’est articulée en deux temps. La première heure s’est déroulée en studio, divisée en deux blocs.
Dans un premier temps, la théorie : réglages, matériel disponible, placements de lumière, et surtout le
pourquoi derrière chaque choix. Dans un second temps, les manettes ont été passées et chacun a pu
expérimenter directement sur le setup. La deuxième heure, en extérieur, a été consacrée à la pratique en solo
ou en binôme avec son propre matériel.
Pourquoi commencer en studio ?
Le studio est l’environnement idéal pour apprendre l’éclairage portrait. Tout est modulable, contrôlable,
répétable : pas de vent, pas de nuages, pas de lumière parasite. En studio, on peut vraiment se concentrer sur
ce qu’on fait avec la lumière, sans subir l’environnement. Une fois le principe assimilé en studio,
reproduire le même résultat en extérieur avec un cobra devient beaucoup plus naturel et instinctif.
Pour cette session, le focus a été mis sur un éclairage précis et emblématique : le Rembrandt.
C’est la base de nombreux portraits dramatiques, et le maîtriser permet de comprendre par contraste tous les
autres types d’éclairage.
02. REMBRANDT
Qu’est-ce que l’éclairage Rembrandt en photographie de portrait ?.
Le nom vient directement du peintre néerlandais Rembrandt van Rijn — et particulièrement de ses autoportraits.
Si tu ne les as pas encore regardés, prends le temps de le faire : tu vas immédiatement reconnaître cette qualité
de lumière unique. Un éclairage qui date du XVIIe siècle et qui est encore massivement utilisé
aujourd’hui en photographie de portrait, en mode et en cinéma.
Le principe du triangle de Rembrandt
L’éclairage Rembrandt se définit par un petit triangle lumineux sur la joue côté ombre.
Ce triangle est créé par l’espace entre le nez et la pommette : la lumière contourne le nez et vient éclairer
un petit patch triangulaire sur la joue opposée à la source. C’est la signature visuelle absolue de cet
éclairage. Si tu vois le triangle, tu es en Rembrandt. Si tu ne le vois pas, tu es dans un autre
type d’éclairage.
Le positionnement repose sur deux axes à retenir :
La latéralité — 45°
La source lumineuse se place à environ 45 degrés sur le côté par rapport au sujet.
Pas en face, pas à 90° (ce serait un split), mais à mi-chemin entre les deux.
La verticalité — 45°
La source lumineuse se place également à environ 45 degrés en hauteur. Pour mémoriser
la bonne hauteur : imagine une corne qui part de l’oreille du sujet et monte en diagonale — la source doit
être dans cet axe.
45 degrés latéral, 45 degrés en hauteur. C’est le mantra à garder en tête quand tu places ta lumière.
03. TYPES D’ÉCLAIRAGE
Les 4 grands types d’éclairage portrait à connaître.
Le Rembrandt fait partie d’une famille de 4 éclairages classiques. La bonne nouvelle : ils dérivent tous
du même principe — c’est uniquement la position de la source par rapport au sujet qui change.
Les schémas ci-dessous montrent chaque setup en vue de dessus.
🦋 Butterfly (Papillon)
Source placée directement face au sujet, en hauteur. L’ombre caractéristique se
forme juste sous le nez, comme les ailes d’un papillon. Très éditorial, souvent utilisé avec un
bol beauté. L’ombre du sujet tombe directement derrière lui.
🔄 Loop (Boucle)
Source légèrement décalée sur le côté — position intermédiaire entre Butterfly et
Rembrandt. L’ombre du nez commence à “boucler” légèrement vers le bas. Éclairage très
flatteur et polyvalent. Abaisser trop la source en Rembrandt, c’est glisser vers le Loop.
💎 Rembrandt
Source à 45° latéral et 45° en hauteur. Le triangle lumineux apparaît sur la joue
côté ombre — c’est la signature de cet éclairage. Dramatique, contrasté, il sculpte le visage. Pas
universellement flatteur : il accentue les reliefs et les textures.
⚡ Split (Divisé)
Source placée à 90° sur le côté. Le visage est littéralement divisé en deux :
une moitié dans la lumière, l’autre dans l’ombre complète. Très graphique, très dramatique.
Décaler trop la source en Rembrandt, c’est glisser vers le Split.
Et le cinquième grand classique :
🌅 Le contre-jour
La source est derrière le sujet. Ça crée une silhouette et un liseré lumineux autour
du sujet (rim light). Très beau, très cinématographique, mais techniquement plus complexe à réaliser en
solo sans assistant — il faut quelqu’un pour tenir la source derrière, ou un setup bien installé.
en extérieur avec un simple cobra — même sans modificateur. C’est exactement ce qui a été exploré en
deuxième partie de session.
04. MATÉRIEL STUDIO
Le matériel d’éclairage studio pour le portrait Rembrandt.
Chaque pièce du setup studio a un rôle précis. Voici les outils utilisés pendant la session.
La source principale : l’octobox
Pour le Rembrandt, la règle de base est simple : plus la source est grande, mieux c’est
pour la source principale. Un octobox (modificateur octogonal) diffuse la lumière sur une grande surface,
ce qui la rend plus douce. C’est ce qui a été utilisé comme source principale, placée à 45/45 par rapport
au sujet.
en un point très concentré, comme un projecteur) comme source principale pour le Rembrandt. Le snoot
est fait pour cibler un élément précis de l’image — un bijou, un détail. Pour éclairer un sujet entier,
tu veux la source la plus large possible.
Le nid d’abeilles (honeycomb grid)
Sur l’octobox, un nid d’abeilles a été ajouté — le nom vient de la ressemblance avec
un rayon de miel. Son fonctionnement en deux temps :
- Un diffuseur sur l’octobox disperse d’abord la lumière du flash pour l’adoucir
- Le nid d’abeilles canalise ensuite cette lumière diffuse en absorbant les rayons obliques, ce qui la rend directionnelle et évite qu’elle s’éparpille dans la pièce
Le résultat : une lumière douce, mais directionnelle et contrôlée. Le meilleur des deux mondes pour
le Rembrandt.
La strip light (lumière de bord)
Ce modificateur très allongé et très étroit condense la lumière pour créer un liseré fin sur un côté
du sujet — le rim light. Son rôle : détacher le sujet du fond.
Du même côté, tu crées un contraste excessif (un côté très lumineux, l’autre complètement noir).
Côtés opposés = équilibre et bonne séparation du sujet.
L’éclairage de plafond (rebond)
Dans certains setups, un troisième flash rebondissant sur le plafond blanc crée une
“lumière en douche” — une lumière tombante très douce qui enveloppe le sujet. Ce n’est efficace que si
ton plafond est blanc : un plafond coloré ou sombre n’aura aucun effet utile, voire un effet négatif.
Setup Rembrandt 3 points complet (version pro)
Pour une prestation, voici le setup de référence : 1) Octobox avec nid d’abeilles
à 45/45 (source principale) — 2) Strip light côté opposé pour le rim light —
3) Flash rebondissant sur le plafond blanc pour adoucir l’ensemble. En session,
on a travaillé avec la source principale uniquement — un Rembrandt “pur et dur” à un seul point —
pour bien assimiler le principe avant d’ajouter de la complexité.
05. DÉCLENCHEURS FLASH
Déclencheurs flash : compatibilité et réglages essentiels.
Le déclencheur relie ton boîtier à ton flash. Sans lui, ton flash ne sait pas quand déclencher.
Un accessoire qui paraît simple mais qui cache une vraie problématique de compatibilité.
ton déclencheur soit compatible à la fois avec ta marque de flash ET ta marque de boîtier.
Un déclencheur Godox conçu pour Nikon ne fonctionne pas sur un boîtier Canon. La règle simple :
même marque de déclencheur que ta marque de flash, version compatible avec ton boîtier.
✅ La bonne pratique
- Flash Godox → déclencheur Godox version Nikon (ou Canon, Sony…)
- Flash Neewer → déclencheur Neewer version de ton boîtier
- Toujours vérifier la double compatibilité avant l’achat
❌ L’erreur à éviter
- Déclencheur Neewer sur un flash Godox → ne marchera pas
- Déclencheur Nikon sur un boîtier Canon → pas de déclenchement
- Acheter le déclencheur sans vérifier la double compatibilité
Il y a aussi un paramètre crucial : la vitesse de synchronisation flash. Sur la
plupart des boîtiers, elle se situe autour de 1/200e ou 1/250e de seconde — à vérifier
dans la documentation de ton appareil. Si tu dépasses cette vitesse, une bande noire apparaît sur l’image :
le rideau de l’obturateur se ferme avant que le flash n’ait eu le temps d’illuminer toute la surface du
capteur.
HSS (High Speed Sync) permet de dépasser la vitesse de synchro. Mais en studio
avec fond fixe, tu n’en as généralement pas besoin — reste à 1/160e ou 1/200e.
06. RÉGLAGES BOÎTIER
Réglages boîtier pour la photographie au flash studio.
En studio avec flash, la logique de réglage est différente de la photographie en lumière
naturelle.
TTL vs Manuel : quel mode choisir ?
Mode TTL
- Le flash mesure la lumière et ajuste automatiquement sa puissance
- Pratique pour du reportage rapide
- Peu de contrôle créatif
- Résultats imprévisibles sur des éclairages créatifs
Mode Manuel ✅
- Tu contrôles toi-même la puissance du flash
- Résultats reproductibles et prévisibles
- Indispensable pour des éclairages créatifs (Rembrandt, Split, etc.)
- Une fois les bons réglages trouvés, tu les gardes
Pour le Rembrandt et tous les éclairages créatifs, le mode manuel sur le flash est
incontournable. C’est toi qui décides du rendu — pas le flash.
La puissance du flash : lecture des fractions
En mode manuel, la puissance du flash s’exprime en fractions : 1/1, 1/2, 1/4, 1/8,
1/16, 1/32… La logique est inversée par rapport à ce qu’on pourrait croire : plus le dénominateur est
grand, moins le flash est puissant. Ainsi, 1/1 est la pleine puissance, et 1/32 est un flash très doux.
Puissance recommandée pour le Rembrandt
Pour obtenir un beau Rembrandt avec des ombres présentes mais du détail conservé dans les zones
sombres, commence autour de 1/16e à 1/32e. Un flash trop puissant (1/4 ou plus)
surexpose la face éclairée et noie les ombres dans le noir — le modelé du visage disparaît.
L’ouverture en studio
Contrairement à la photographie en lumière naturelle où on cherche souvent à ouvrir grand pour
le flou d’arrière-plan, le studio demande une approche différente. Le fond est fixe et sans texture
intéressante : ouvrir trop grand fait flotter les contours du sujet, ce qui peut être perturbant.
plus fermée. Une plage de f/3.2 à f/5.6 est un bon point de départ.
Les ISO en studio flash
Avec un flash, tu as de la lumière à profusion. L’idée est de garder tes ISO le plus bas
possible — idéalement à la valeur native de ton capteur (souvent 100 ou 200). Joue d’abord
sur la puissance du flash, puis sur l’ouverture, et seulement en dernier recours sur les ISO.
Réglages de départ suggérés en studio Rembrandt
Vitesse : 1/160e ou 1/200e (ne jamais dépasser la sync flash) —
Ouverture : f/3.2 à f/5.6 — ISO : 100 à 400 maximum —
Flash : mode Manuel, puissance 1/16e à 1/32e. Ces valeurs sont un point de départ,
pas des absolus. Les 15 premières minutes d’un shooting studio sont toujours consacrées aux tests.
07. PLACEMENT
Comment placer la lumière pour obtenir le triangle Rembrandt.
En éclairage flash, 5 centimètres de déplacement changent totalement le rendu.
Ce n’est pas une exagération — c’est du travail de précision. Et ça passe obligatoirement par une
phase de test. En studio, les 15 premières minutes d’un shooting sont souvent du “déchet” assumé :
on teste, on ajuste, on reteste. Une fois les placements trouvés, ils ne bougent plus.
Distance de la source et netteté du triangle
Source proche du sujet
Le triangle est diffus, flou, peu marqué. La lumière enveloppe davantage le
visage, l’effet est plus doux mais moins caractéristique du Rembrandt.
Source éloignée du sujet
Le triangle est net, bien défini, très marqué. L’effet est très lisible,
mais le contraste augmente. Si tu éloignes la source, maintiens ou augmente légèrement la
puissance du flash pour compenser la perte de lumière.
ta puissance en même temps — tu perdrais deux variables d’un coup. Garde la puissance et déplace
uniquement la source.
Diagnostiquer les problèmes de placement
Le triangle n’apparaît pas ? Voici comment diagnostiquer :
- Trop sur le côté → Split : tu as basculé vers un split, ramène la source face au sujet
- Trop en bas → Loop : l’ombre du nez descend trop, monte la source
- Trop haut : des ombres dures apparaissent sous les yeux et le nez, descends la source
- Trop puissant : le triangle disparaît dans la surexposition, baisse la puissance du flash
- Source trop proche : le triangle est flou et peu lisible, éloigne la source
L’influence de la morphologie du sujet
Le triangle de Rembrandt est créé par l’espace entre le nez et la pommette — un espace
qui varie d’une personne à l’autre. Un nez droit, retroussé, plus charnu, des pommettes plus ou moins
saillantes : tout ça influence la forme et la netteté du triangle. Pour chaque nouveau modèle, le placement
devra être réajusté.
Le cas des lunettes
Les lunettes standard peuvent créer des reflets, mais ce n’est généralement pas rédhibitoire.
Par contre, les verres anti-lumière bleue posent un vrai problème en studio :
ils diffusent la lumière d’une façon qui atténue fortement le triangle Rembrandt. Si ton sujet
en porte, demande-lui de les retirer le temps du shooting si possible.
Le rôle de la direction du regard
Le placement du flash, c’est une chose. Mais la position de la tête du modèle
joue tout autant. Un léger mouvement du menton de quelques centimètres peut faire passer de Rembrandt
à Loop ou à Split. En studio, quand l’éclairage est configuré, le modèle ne doit pas bouger.
C’est pour ça qu’on le fait asseoir sur un tabouret.
mouvement pour le décrisper. En studio avec un éclairage précis comme le Rembrandt, c’est l’inverse —
tout mouvement peut dérégler le placement. Trouve d’autres façons de mettre ton modèle à l’aise
sans le faire bouger : la conversation, la musique, les directions vocales.
08. REMBRANDT & MORPHOLOGIE
Rembrandt : est-ce que ça convient à tout le monde ?.
Techniquement, oui — le Rembrandt est possible sur n’importe quel visage. Mais est-ce qu’il est
flatteur pour tout le monde ? Non, pas forcément. Et c’est précisément pour ça qu’il est
important de maîtriser tous les types d’éclairage, pour pouvoir adapter à chaque modèle.
Rembrandt et carnation de peau
Le triangle lumineux se voit beaucoup plus nettement sur les peaux claires.
Sur les peaux mates ou foncées, le contraste entre le triangle et la zone d’ombre est moins marqué,
ce qui peut rendre l’effet moins lisible. Ce n’est pas un problème en soi — c’est quelque chose
à anticiper dans les réglages. On peut compenser en ajustant la puissance ou la distance de la source.
Sur certains visages, notamment ceux avec des traits marqués, des pommettes saillantes ou une
texture de peau prononcée, le Rembrandt va accentuer tous ces éléments. Ça peut être très intéressant
artistiquement, mais pas toujours flatteur commercialement. Dans ce cas, un éclairage Loop ou Butterfly
sera plus doux et plus universellement flatteur.
c’est ce qui permet de s’adapter à la morphologie du sujet et aux contraintes du matériel disponible.
09. PRATIQUER SOI-MÊME
Comment reproduire le Rembrandt sans studio professionnel.
Tout ce qui a été travaillé en studio est reproductible avec du matériel personnel. C’est l’objet
même de la deuxième partie de la session, qui s’est déroulée en extérieur.
Avec un cobra seul (sans modificateur)
Un cobra (flash cobra / speedlight) suffit pour faire du Rembrandt. Sans
modificateur, la lumière sera plus dure, plus contrastée — ce qui peut très bien fonctionner pour
un Rembrandt affirmé. En tenant le cobra à bout de bras, à 45/45 par rapport au sujet, on applique
exactement le même principe que sur pied en studio.
l’autre tient le cobra à la bonne position. En solo, un pied de flash avec une rotule orientable
donne beaucoup plus de liberté qu’un flash sur griffe caméra.
La fonction zoom du flash cobra
Sur la plupart des flashs cobra, une fonction zoom adapte la concentration du
faisceau lumineux à la focale utilisée. Si tu shoots au 70mm, règle le zoom de ton flash sur 70mm.
Un mauvais réglage peut faire perdre jusqu’à un stop de lumière efficace — ce qui explique parfois
des photos sous-exposées malgré une puissance flash élevée.
Travailler en extérieur
En extérieur, tous les éclairages vus en session — Butterfly, Loop, Rembrandt, Split, Contre-jour —
sont reproductibles avec un cobra, avec ou sans modificateur. La lumière ambiante peut d’ailleurs
adoucir naturellement les ombres dures, ce qui donne parfois des résultats très intéressants.
Workflow type pour un Rembrandt au cobra en extérieur
1. Installe ton sujet sur un fond neutre si possible — 2.
Positionne ton cobra (ou fais-le tenir par un assistant) à 45° latéral et 45° en hauteur —
3. Commence à 1/16e de puissance, boîtier en manuel, sync flash
respectée — 4. Ajuste la position jusqu’à voir apparaître le triangle —
5. Affine la puissance selon l’exposition souhaitée.
10. ERREURS FRÉQUENTES
Les erreurs classiques à éviter en éclairage portrait au flash.
Le flash trop puissant — surexposition de la face éclairée
C’est l’erreur la plus courante. Un flash trop puissant expose correctement la face éclairée,
mais les zones d’ombre tombent complètement dans le noir sans aucun détail. Le modelé du visage
disparaît. Pour le Rembrandt, commence à 1/16e ou 1/32e et monte progressivement
si besoin.
Dépasser la vitesse de synchronisation flash
Une bande noire sur les photos (souvent en bas) indique que la vitesse de sync flash a été
dépassée. Remets-toi à 1/160e ou 1/200e selon ton boîtier. En studio, il n’y a
aucune raison d’aller plus vite.
Utiliser le mode TTL pour un éclairage créatif
Le TTL est fait pour les situations changeantes et rapides. Pour un Rembrandt, il faut un
contrôle total sur le résultat. Le mode manuel sur le flash est la seule façon
d’obtenir des résultats reproductibles et de vraiment comprendre ce qu’on fait.
Déclencheur incompatible
Le flash ne se déclenche pas au bon moment ? C’est probablement un problème de compatibilité.
Vérifie que ton déclencheur est compatible à la fois avec ta marque de flash ET avec ta marque
de boîtier. Ce ne sont pas des accessoires universels.
Laisser le modèle bouger en studio
En studio avec éclairage précis, 5 cm de mouvement de tête peuvent complètement changer
l’éclairage. Une fois le setup en place, demande à ton modèle de rester le plus immobile possible.
Le tabouret aide — debout, les gens bougent naturellement.
Ouvrir trop grand le diaphragme en studio
Contrairement à la photo en lumière naturelle, en studio avec un fond fixe, ouvrir à f/1.4
ou f/1.8 n’apporte pas grand chose et peut faire flotter les contours du sujet. Reste à
f/3.2 minimum en studio.
Monter les ISO inutilement
En studio avec flash, la lumière ne manque pas. Si la photo est sous-exposée, ajuste d’abord
la puissance du flash, puis l’ouverture. Ne monte les ISO qu’en dernier recours : des ISO élevés
en studio créent du bruit inutile sur des photos qui pourraient être parfaitement propres.
11. SYNTHÈSE & CHECKLIST
Checklist Rembrandt : tout vérifier avant de shooter.
- Source principale (octobox ou cobra) positionnée à 45° latéral par rapport au sujet
- Source principale à 45° en hauteur (mémo : “la corne qui monte depuis l’oreille”)
- Flash en mode Manuel (pas TTL)
- Puissance du flash entre 1/16e et 1/32e pour commencer
- Vitesse boîtier ≤ sync flash (1/160e ou 1/200e selon ton boîtier — à vérifier dans le menu)
- Ouverture à f/3.2 minimum en studio
- ISO aussi bas que possible (100 à 400 max)
- Déclencheur compatible (marque flash + marque boîtier)
- Modèle assis sur tabouret, tête stable, regard face objectif
- Triangle lumineux visible sur la joue côté ombre → c’est bon !
- Pas de triangle ? Diagnostique : trop sur le côté (split), trop bas (loop), trop puissant (surex), trop proche (diffus)
- Lunettes anti-lumière bleue → demander au modèle de les retirer si possible
La suite, c’est toi qui l’écris.
Merci d’avoir participé à cette session. Voir la progression de chacun au fil des heures —
du premier test hésitant jusqu’aux portraits avec un vrai triangle Rembrandt bien formé — c’est
ce qui rend ces moments vraiment gratifiants. Tu es venu(e) avec des questions, tu repars avec
des réponses concrètes et des réflexes que tu vas pouvoir réutiliser dès ta prochaine session photo.
La théorie est là, la checklist aussi — mais c’est uniquement par la pratique que les placements
de lumière vont devenir des automatismes. La bonne nouvelle, c’est que tu n’as pas besoin d’un
studio professionnel pour t’entraîner : un cobra, un sujet disponible et un mur neutre suffisent
largement pour retravailler tout ce qu’on a vu ensemble.
Continuer à pratiquer
Les sessions et événements de la plateforme sont justement là pour ça : pratiquer en groupe,
recevoir des retours en direct et progresser avec d’autres passionnés. Garde un œil sur les
prochains événements publiés — c’est le meilleur moyen de consolider ce qu’on a travaillé
ensemble et d’aller encore plus loin.
À très vite sur le prochain événement. 📷





