Mariage à l’Hôtel Particulier Napoléon : le reportage de Salomé & Pierre
Reportage du mariage de Salomé & Pierre le 13 juin 2026, à Lyon. La cérémonie religieuse s'est tenue dans une église aux voûtes gothiques... et le reste de la journée dans l'hôtel Napoléon (Lyon 3ème)
Ce matin-là, je récupère mes affaires tôt et je partais pour une belle et grosse journée. En arrivant a l’hôtel Napoléon : Salomé se préparait dans une pièce lumineuse, deux demoiselles d’honneur en rose poudré autour d’elle, et il y a déjà cette tension douce des grandes journées : tout le monde parle un peu trop vite, et moi mes yeux donnent de partout pour essayer de trouver de belles photos.
Le corsage à appliqués floraux, le décolleté off-shoulder, le chignon bas avec quelques mèches qui s’échappent : Salomé est prête et c’état superbe. Ce moment des préparatifs, je l’aime pour ce qu’il révèle sans qu’on me demande de le construire. Les gestes sont vrais, les sourires aussi, et e m’amuse bien à faire poser de manière détendue les mariés sans en faire un cliché…. je préfère le VRAI !

Pierre, de son côté, s’habillait dans une autre pièce. Costume trois-pièces marron rayé, pochette soigneusement pliée. Les hommes se préparent généralement plus vite, mais ils regardent leurs montres beaucoup plus souvent (rires!)

La cérémonie religieuse
L‘église m’a surpris dès l’entrée. Les arcs gothiques blancs, la voûte peinte en rouge et or, les vitraux qui projettent une lumière colorée et changeante selon l’heure : c’est un espace difficile à photographier parce qu’il est trop beau dans tous les sens. Le risque, c’est de faire du carte postale. Alors je cherche plutôt les gens à l’intérieur de l’architecture !!

Je travaille souvent depuis les bas-côtés pour garder une ligne de vue sans couper la circulation. Un long téléobjectif me permet de rester discret depuis l’arrière. Mon collègue présent ce jour là l’avait bien compris !

Au moment des vœux, la nef était silencieuse. Salomé et Pierre se faisaient face, mains jointes, le voile cathédrale étalé sur les dalles.Décidément, les lignes et les voputes ajoutent un VRAI charme à la scène !! Les demoiselles d’honneur et les garçons encadraient la scène sans bouger… j’a-dore !


L’échange des anneaux, s’est passé dans cette lumière tamisée et chaude. Je dis toujours au mariés de prendre le temps pour ce moment car il faut que j’ai des photos a exploiter sur ce moment clé!! La manche en dentelle florale de Salomé, le chapelet aux perles bleu pâle enroulé autour de ses doigts, la bougie floue en arrière-plan : je n’ai rien arrangé. J’ai juste attendu que le geste soit complet et il faut être réactif !


La sortie et les félicitations
La sortie de l’église, c’est toujours un peu chaotique dans le bon sens… Les gens sortent en même temps, les émotions débordent, et il faut avoir l’œil partout, etc ! Salomé a posé une main sur la joue de Pierre pour l’embrasser sur le parvis, entourée d’une cinquantaine de personnes massées de l’autre coté de la rue, c’était PARFAIT pour moi. Je me souviens d’avoir cherché un angle qui donnerait la foule en fond sans l’écraser, tout en gardant le couple net et une sensation d’être entouré par les proches.


Dans l’agitation des félicitations, Salomé a tourné la tête vers moi une fraction de seconde, bouquet contre elle, lumière de fin d’après-midi dans la robe. donc j’en profite !

L’Hôtel Particulier Napoléon : les espaces et la lumière
Je connaissais le lieu de nom, mais y entrer pour la première fois m’a pris un peu au dépourvu. L’Hôtel Particulier Napoléon,e, est une demeure du XIXe siècle avec tout ce que ça implique : hall en mosaïque colorée, rambardes en fer forgé, verrière zénithale, salons aux boiseries dorées, miroirs monumentaux. Et en extérieur, une cour avec piscine, jardin, pelouse. Il y a de quoi travailler.
La lumière naturelle dans le hall est presque parfaite en milieu d’après-midi : elle tombe d’en haut, douce et dorée, sans dureté. Pour les portraits en intérieur, c’est rare de ne pas avoir à composer avec une source artificielle médiocre.
Hôtel Particulier Napoléon – Lyon 3e
Demeure bourgeoise du XIXe siècle, dans le 8e arrondissement de Lyon. Hall en mosaïque, salons aux boiseries dorées, verrière zénithale, cour extérieure avec piscine et jardin : un lieu qui offre des configurations très différentes selon le moment de la journée.
Pour les photos de couple dans le jardin, j’ai attendu la lumière de fin d’après-midi, vers 18h. Cette heure-là, les ombres s’allongent, les feuillages deviennent dorés, et on peut travailler en contre-jour sans cramer les hautes lumières. Salomé avait gardé ses vœux manuscrits dans les mains, et elle les a lus à voix haute à Pierre dans un coin isolé du jardin. c’était touchant… et pleins d’émotions.



Le cocktail au bord de la piscine
Le vin d’honneur s’est tenu en extérieur, dans la cour. La piscine, en fin d’après-midi, capte la lumière rasante d’une façon que je n’avais pas anticipée : le contre-jour crée une profondeur lumineuse qui donne une densité particulière aux images de groupe. Les invités levaient leurs verres, et Salomé et Pierre étaient au centre de tout ça, appuyés l’un contre l’autre.

Un moment d’animation qu’on avait proposé à ce moment la : que Salomé pousse le marié dans la piscine!! coté photo ca donne une photo dynamique, en projetant une gerbe d’eau que j’ai eu la chance de cadrer depuis la rive de la piscine…

Le cocktail, c’est aussi le moment où les groupes se forment naturellement. Les photos collectives entre amis, sur la pelouse, avec les grimaces et les cornes de lapin, se font sans qu’on ait besoin de les organiser.


Entre deux groupes, j’ai photographié des échanges discrets dans le jardin. Ces instants entre invités, je les prends comme ils viennent, sans intervenir.

Le dîner et les discours
Le dîner se tenait en plein air, sous les arbres. La longue table couverte de verreries et de petits bouquets champêtres, vue en légère plongée depuis une position surélevée : c’est le cadre que j’ai cherché pour les discours, parce qu’il montre à la fois l’orateur et la réaction collective des convives. Quand tout le monde applaudit, ça ne laisse pas de doute sur l’ambiance de la soirée 🙂

Entre deux discours, j’ai pris le temps de photographier l’assiette d’entrée. Foie gras mi-cuit, macaron rosé, coulis doré, groseilles, cerfeuil. Ce genre de photo, on la fait vite ou on la rate. Un cadrage serré en légère plongée, on expose pour les hautes lumières, et c’est réglé en deux déclenchements.

Puis il y a eu le moment avec les parents. Ces portraits à deux, dans l’intimité dde l’exterieur du jardin, pris sur le vif… c’est souvent ceux que les mariés regardent le plus longtemps après.

L’ouverture de bal dans les salons
Les salons de l’Hôtel Particulier Napoléon ont une qualité que peu de lieux de réception proposent, bien que pas très grand, : des murs gris-bleu ornés de moulures dorées, un lustre en cristal, et des miroirs qui doublent visuellement la profondeur de l’espace. Pour une première danse, c’est un cadre qui travaille tout seul !!
Le miroir en arrière-plan m’a permis de capturer la salle entière dans le reflet sans quitter le couple des yeux. C’est le genre de composition qu’on note mentalement en arrivant dans un lieu, et qu’on attend de pouvoir utiliser au bon moment.


Si tu cherches un photographe de mariage à Lyon pour un lieu de ce type, c’est utile de savoir que les salons intérieurs de ce genre de bâtisse demandent une gestion de lumière artificielle assez fine (c’est pour ca que je ramène un gris parapluie déporté) : les lustres en cristal sont beaux mais chauds, et il faut équilibrer avec les appoints sans tuer l’atmosphère feutrée qui fait tout l’intérêt de ces espaces.
Pour donner un point de comparaison sur d’autres lieux lyonnais, j’avais photographié un day after de couple au Grand Hôtel-Dieu de Lyon qui posait des contraintes similaires en intérieur : lumière mixte, volumes imposants, et la nécessité de trouver les angles qui ne font pas touriste.
La soirée a continué longtemps. À un moment, tard dans la nuit, j’ai posé mon deuxième boîtier et regardé la piste de danse depuis le bord. Pierre avait troqué sa veste marron pour le rose poudré…Salomé dansait, et tout le monde dansait autour d’elle.
L’Hôtel Particulier Napoléon est-il adapté à un reportage photo complet ?
Oui, et c’est justement ce qui en fait un lieu intéressant à photographier. Les espaces intérieurs (hall en mosaïque, salons aux boiseries dorées, verrière zénithale) offrent des configurations très différentes de l’extérieur (cour, piscine, jardin). Pour le photographe, cela signifie des conditions de lumière variées tout au long de la journée, ce qui permet de construire un reportage avec de la diversité visuelle sans quitter le lieu.
Quelle lumière peut-on attendre dans les salons de l’Hôtel Particulier Napoléon en soirée ?
Les salons sont éclairés par des lustres en cristal qui donnent une lumière chaude et feutrée, idéale pour une première danse ou un dîner aux chandelles. Les grands miroirs muraux doublent visuellement la profondeur des pièces et permettent des compositions intéressantes. Il faut cependant prévoir un boîtier performant en haute sensibilité, car les niveaux de lumière restent faibles pour la photographie.
Faut-il visiter le lieu avant le jour J en tant que photographe ?
C’est fortement recommandé, surtout pour un lieu comme l’Hôtel Particulier Napoléon dont les espaces sont nombreux et variés. Une visite préalable permet de repérer les angles en intérieur, d’identifier les zones de lumière naturelle selon l’heure, et d’anticiper les contraintes logistiques (circulation entre les espaces, position du soleil en fin d’après-midi côté jardin). Cela évite de perdre du temps le jour J sur des décisions qui auraient pu être prises en amont.




